Et cela s’est fait assez naturellement […] non en fonction d’une position théorique, morale et réfléchie, mais de manière psychologique, épidermique.
Je crois bien que j’ai quitté Twitter, Le dernier des blogs
découvert via Karl
De même, je prends moins des décisions qu’elles ne se prennent, décantent en moi.
Reboot de 2 neurones & 1 camera
Assez incroyable que la crasse de la vitre devienne un élément graphique.
Her teaching style, she liked to say, was not to lighten the burden of the student, but to make it so heavy that he or she would put it down…
You could say the worrier gets things exactly backwards. He’s so terrified that he might not be able to rely on his inner resources […]. In fact he should devote less energy to manipulating the future, and have more faith in his capacity to handle things once the challenge actually arrives. If it arrives, that is.
Meditations for mortals by Oliver Burkeman,
cité par Winnie Lim qui commente :
Why don’t I store my energy instead of worrying, so I can hoard enough of it to deal with it when shit happens?
Je me souviens encore de la sensation de tes baisers sur ma bouche qui a duré des heures après que tu sois parti, tu étais imprimé sur moi.
Je me souviens que nous entrés dans l’eau en courant comme des gamins et que nous avons plongé sans savoir si elle était bonne ou pas, nous étions ensemble et c’était la vie en Cinémascope.
[…] j’étais hébétée de fatigue parce que l’amour, ce n’était pas reposant.
Je me souviens (2), Ma vie sans lui
Ce qu’il y a de bien avec notre abominable époque, c’est qu’après des décennies à nous dire, mais comment les écrivains des années trente faisaient pour écrire comme si de rien n’était leur journal, sans trop refléter le gouffre vers lequel l’Histoire les amenait à sombrer ?, nous allons enfin le découvrir par nous-mêmes.
J’ai un gros problème avec les injonctions faites aux corps des femmes. Ce problème s’appelle la flemme. […] Rien à voir avec le féminisme, tout à voir avec une approche pragmatique de l’existence corporelle.
La crème pour célibataires, Sisters Cia
J’ignorais qu’on pouvait se marrer à propos d’une crème exfoliante, mais avec Sacrip’Anne, c’est chose possible.
do NOT put in the newspaper that I’m a pervert : Marie Le Conte imagine ce qu’elle ferait si elle avait un superpouvoir d’invisibilité et, clairement, tu peux pas test le délire d’une insomniaque qui a passé des nuits à raffiner ses hypothèses.
La précision. Le souffle. La concentration. […] Il s’agit de faire, de chercher, d’assimiler, d’appliquer, d’essayer. J’aime particulièrement voir que de séance en séance, le placement dans certaines postures se fait plus sensible. C’est parfois infime, le bassin qui bascule de quelques degrés, les bras qui s’abaissent, l’extension toujours plus longue. […]
J’ai […] les abdominaux pas douloureux mais existants […]
Meilleure description du plaisir des (légères) courbatures.
Si j’avais su que bouger, c’était d’abord s’écouter, puis se rencontrer […]
Bif-bof & périnée engagé, Tant qu’il nous reste des dimanches
[…] « tu sais, je garantis pas que je vais aimer tout ce que tu partages » et ça a touché un truc. On résonne tous à des fréquences différentes ; le point de rencontre n’est pas l’œuvre en elle-même, mais l’échange des échos.
De fil rouge, Hypothermia
Une remarque m’a fait rire : presque tout le monde respire mal. Ceux qui respirent bien sont… les fumeurs : inspiration vigoureuse en tirant sur la clope, expiration longue de la fumée. Ils stimulent leur système parasympathique.
Il n’y a pas que la nicotine qui détend, il y a aussi la respiration.
Fumer détend, Alice du fromage
Je me suis rendu compte hier que j’étais plus simple dans l’écriture avant. Et c’est peut-être cela qui nous enferme quand nous écrivons de longue date sur nos carnets Web. L’impression que nous devrions être plus dense. Je vais tenter de m’alléger et de ne pas forcément écrire de la consistence.
Murs avec voix, Les Carnets Web de La Grange
Peut-être que ça va avec les années, et pas juste avec l’écriture : être dense des expériences passées, sédimentées ?
Ces revues de blog me permettent aussi ça : des remarques en passant, plus légères.
Grâce à Karl, je découvre le blog Tentatives de Christine Jeanney, et accroche à ce journal de traduction de Virginia Woolf. La parenthèse sur la théorie de la fiction panier m’enchante :
pour faire court, Ursula K. Le Guin envisage le récit fictionnel comme une transmission qui reste d’une génération à l’autre, prenant souvent appui sur des faits de gloire, des faits d’arme, héroïques, la prestance du chasseur qui revient de la chasse au mammouth forcément célébrée, racontée et chantée, alors qu’il est possible que la tribu survive principalement grâce à la cueillette
mais remplir un panier de baies ou de graines, même si c’est essentiel, n’est pas vendeur, pas de frissons, pas de lames, pas de larmes
et puis ce sont souvent les femmes qui s’en occupent — ces décervelées hystériques
la théorie de la fiction panier veut renverser le rapport de force
se débarrasser un peu du héros
se concentrer sur ce qu’il y a dans les paniers et dans les sacs, ces graines de vie
Est-ce pour ça que je me retrouve à lire quasi-exclusivement des autrices ces temps-ci — pour regarder dans leurs paniers ? C’est tout juste si un nom masculin ne suscite pas de la méfiance de ma part (attention au mammouth dans la pièce), exception faite des poètes (ça part à la cueillette et pas à la chasse, un poète).
[…] can I shorten the gap that exists between my negative spiralling and the realisation that I can break out of most of these spirals by reminding myself what is truly important?
The journey of coming back to our selves never ends.
People think that such focus on our selves is narcissistic. I argue that we seem self-absorbed precisely because we have no sense of self, so we are misled to pursue societal achievements and peer recognition thinking that they will prop up our sense of self. […] I offer a suggestion that there is a sense of self that exists that doesn’t require an external gaze to feel more whole.
Winnie Lim, ringfencing my self
La liste de 100 souvenirs pour l’année écoulée a ricoché jusque chez Tomek : 2024, on fait au mieux sur Envisager l’infinir ! Maintenant, je veux goûter au fiadone.
Ça va être bien, parce que ça l’est déjà.
Épiphanies, Ramblings of an adulescent