{"id":14,"date":"2024-01-05T14:48:25","date_gmt":"2024-01-05T13:48:25","guid":{"rendered":"http:\/\/bakl.it\/librairie\/?post_type=product&#038;p=14"},"modified":"2025-01-18T16:35:46","modified_gmt":"2025-01-18T15:35:46","slug":"feroce","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/bakl.it\/librairie\/produit\/feroce\/","title":{"rendered":"F\u00e9roce, le livre"},"content":{"rendered":"<p align=\"left\"><span style=\"font-family: Courier New, monospace;\"><span style=\"font-family: GEorgia, serif;\">Au mitan de sa vie, Drieu Pag\u00e8s, professeur <\/span><span style=\"font-family: GEorgia, serif;\">de topographie <\/span><span style=\"font-family: GEorgia, serif;\">en disponibilit\u00e9, \u00e9crivain jadis, prend le maquis. Un livre au loin l&#8217;appelle. S&#8217;agit-il d&#8217;un livre \u00e0 lire ou \u00e0 \u00e9crire\u00a0? Une chose est s\u00fbre\u00a0: ce livre est <\/span><span style=\"font-family: GEorgia, serif;\">ancr\u00e9 dans<\/span><span style=\"font-family: GEorgia, serif;\"> ce que depuis des si\u00e8cles nous appelons M\u00e9diterran\u00e9e\u00a0: la r\u00e9gion, le biotope, le climat, les odyss\u00e9es, la mer. Pendant que la fin du monde tel que nous le connaissons gagne du terrain sur notre civilisation, Drieu Pag\u00e8s cherche ce livre mythique o\u00f9 qu&#8217;il se trouve, de la Provence au Maghreb en passant par l&#8217;Italie volcanique et les \u00eeles <\/span><span style=\"font-family: GEorgia, serif;\">proches<\/span><span style=\"font-family: GEorgia, serif;\">. F\u00e9rocement il le cherche, tra\u00e7ant dans son sillage les contours d&#8217;un roman \u00e0 la fois troubadour et contemporain, d\u2019aventure et amoureux, v\u00e9g\u00e9tal et acqueux. Un roman <\/span><span style=\"font-family: GEorgia, serif;\"><i>merterran\u00e9en<\/i><\/span><span style=\"font-family: GEorgia, serif;\">.<\/span><\/span><\/p>\n<blockquote>\n<p align=\"left\"><span style=\"font-family: GEorgia, serif;\">Des gens, qui cultivent et vivent sur une terre ceinte de volcans, sur les restes des irruptions et des coul\u00e9es, dans l\u2019\u00e9cho la m\u00e9moire des pages et des pages de mythologies fascin\u00e9es par la brutalit\u00e9 solennelle des lieux, ces gens ne sauraient fa\u00e7onner un destin au moins aussi m\u00e9lancolique que la pulsation, la battance de la mer.\u200a<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><center><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-83 size-large\" src=\"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/couv-depliee-1024x439.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"439\" srcset=\"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/couv-depliee-1024x439.jpg 1024w, https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/couv-depliee-300x129.jpg 300w, https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/couv-depliee-768x329.jpg 768w, https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/couv-depliee-600x257.jpg 600w, https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/couv-depliee.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/center><\/p>\n<details>\n<summary>Lire un extrait<\/summary>\n<p>Aujourd\u2019hui aussi, aujourd\u2019hui encore, la mer appelait.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme de plusieurs formes.<\/p>\n<p>Sous la forme d\u2019un pauvre village de p\u00eacheurs aux cabanes de bois, non localis\u00e9, ou bien dans le port d\u2019une tentaculaire ville industrielle mourante et jaune, o\u00f9 une esp\u00e8ce de clochard, un gueux en r\u00e9alit\u00e9, embrochait avec pr\u00e9cision les petits corps de vers qui se contorsionnaient, larves de mouches ou de tipules, sur un vieil et \u00e9tonnamment gros hame\u00e7on rouill\u00e9, jambes pendantes d\u2019un petit ponton \u00e0 l\u2019eau verte. De temps en temps il fumait, de temps en temps il buvait, la plupart du temps il d\u00e9crochait de l\u2019hame\u00e7on les d\u00e9chets et les algues dont on aurait dit qu\u2019ils avaient gob\u00e9 les app\u00e2ts.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme d\u2019un bosquet de lentisques \u00e9cras\u00e9s par le vent qui pourtant promettaient \u00e0 chaque automne leurs grappes de fruits rouges, presque roses, que d\u2019autres vents implacables encore disperseraient \u00e0 qui mieux mieux, dans la mer, sur le caillou st\u00e9rile ou dans la fissure idoine. Ou bien ce seraient les oiseaux qui v\u00e9hiculeraient cet espoir germant vers des contr\u00e9es pour la plupart hostiles (ne choisit pas ses vents qui veut), loin de la mer, loin des falaises, qui sait m\u00eame peut-\u00eatre dans une vulgaire terre arable indigne du port du pistachier.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme d\u2019une coul\u00e9e de gr\u00e8s vert et rouge d\u00e9valant vers la mer, bord\u00e9e de barbons \u00e9galement rouges et verts, accompagnant la descente.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme du vent aussi, qui s\u2019engouffrait dans la vall\u00e9e de la Durance, avec certes moins de force que s\u2019il s\u2019\u00e9tait agi du Rh\u00f4ne, mais signifiait tout de m\u00eame la fin des \u00e9carts et des retardements \u2013 et annon\u00e7ait aussi que les eaux seraient bient\u00f4t moins bleues, en leur qualit\u00e9 de miroir, et moins saines et moins sereines, que les horizons se confondraient jusqu\u2019\u00e0 se dissoudre, au loin, pour parfois r\u00e9appara\u00eetre sous la forme de lourds nuages mena\u00e7ants et gorg\u00e9s de pluie, au gr\u00e9 des courants.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme de la plaine des Maures, h\u00e9riss\u00e9e du matorral, savane de pins pignons travers\u00e9e sans h\u00e2te et bosquets de li\u00e8ge, parsem\u00e9e de cailloux de rhyolites ou de granite parmi lesquels se dissimulent des oueds secrets, des iso\u00ebtes, des tortues terrestres, du p\u00e9trichor \u00e0 la tourbi\u00e8re.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme d\u2019une ville qui, clignotante de ses \u00e9clats, et son brouhaha rasant les terres, voulait imposer son propre rythme au silence \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme de pulsions acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es par la viduit\u00e9 et la viscosit\u00e9 des canaux, par l\u2019acharnement des chairs \u00e0 vouloir se fondre, comme s\u2019il \u00e9tait naturel pour le vivant animal de d\u00e9sirer l\u2019immobilit\u00e9 de la plante, mue seulement par la lenteur et le mistral, ou l\u2019inertie de la roche, encore moins rapide, que seuls le c\u0153ur pulsant de la plan\u00e8te, et quelques plaques tectoniques, peuvent encore surprendre \u00e0 s\u2019\u00e9lever ou au contraire \u00e0 s\u2019effondrer, se faire pi\u00e9tiner, parfois m\u00eame se laisser entra\u00eener \u00e0 des profondeurs inou\u00efes, loin du soleil et donc tout aussi loin de la mer.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme d\u2019oiseaux criards, qui remontaient les fleuves, ou m\u00eame des pins d\u2019Alep et des ch\u00eanes verts qui gagnaient vers le nord, ou m\u00eame de la vigne qui couvrirait les Europes enti\u00e8res avant qu\u2019\u00e0 son tour le d\u00e9sert ne la recouvre.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme d\u2019un chalutier qui, perdu en hautes eaux, repose entre ses chemin\u00e9es toute la solitude du monde, toute la fragilit\u00e9, malgr\u00e9 les tonnes d\u2019acier et les \u00e9paisseurs et les hauteurs et les mesures excessives, toute la risible pr\u00e9carit\u00e9 de son destin, perch\u00e9 sur des flots dont la seule obstination est de recouvrir et donc de noyer.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme de la bande centrale des autoroutes, fleurie en \u00e9t\u00e9 de lauriers-sauce b\u00e9ats.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme d\u2019alignements imb\u00e9ciles de parasols sur de non moins imb\u00e9ciles plages de sable, ou la seule originalit\u00e9 du sol est de se prendre pour la mer, o\u00f9 l\u2019identit\u00e9 de l\u2019un se confond avec le mime de l\u2019autre, et o\u00f9 inexorablement le ressac vient arracher son tribut, involontaire minotaure marin.<\/p>\n<p>Elle appelait avec le trop-plein du r\u00e9servoir des m\u00e9moires, et le trop-vide de celui des d\u00e9sirs, et l\u2019incapacit\u00e9 qu\u2019ont les deux \u00e0 sceller une alliance ad\u00e9quate, \u00e0 fomenter un destin paritaire, et ce non sans au pr\u00e9alable lourdement et l\u00e2chement entailler le candidat.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme d\u2019une faiblesse, d\u2019une l\u00e2chet\u00e9 r\u00e9currente mais inh\u00e9rente, celle qui forme la nature m\u00eame de ce candidat, p\u00e9tri de malfa\u00e7ons et nourri de gloire, envahi d\u2019angoisses nocturnes (ou post-nocturnes, les heures entre chien et loup sont les plus dangereuses, les ombres sont invisibles, mais les mouvements sont brouill\u00e9s, comme masqu\u00e9s par leur imperceptible mouvement) et munis d\u2019in\u00e9puisables esquives et virevoltes qui permettent soi-disant de camper ici et camper un peu plus, camper un peu encore, dans l\u2019avancement de sa vie qui vient, c\u2019est-\u00e0-dire dans l\u2019amenuisement du temps qui passe.<\/p>\n<p>Elle appelait sous la forme de ce chien abandonn\u00e9 sur son monticule de couvertures li\u00e9 \u00e0 un caddie, dans la rue ensoleill\u00e9e\u200a ; il aboyait en levant la t\u00eate comme au ciel, et sans cesse scrutait les passants de droite et gauche qui viendraient le lib\u00e9rer de son supplice, non pour la libert\u00e9, mais pour son esclavage, sous les traits de son ma\u00eetre.<\/p>\n<p>Elle appelait comme l\u2019incendie qui ravage le maquis et la garrigue.<\/p>\n<p>Elle appelait comme ce jeune qui saute les grilles du parc communal, ferm\u00e9 \u00e0 cette heure nocturne, non pour y entrer mais pour en sortir, ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9conduit par celle qu\u2019il avait s\u00e9duite, en vain. Il avait tr\u00e9buch\u00e9 dans sa chute, probablement s\u2019\u00e9tait-il entors\u00e9 le pied.<\/p>\n<p>Elle appelait enfin sous la forme simple d\u2019un orage, qui cette nuit-l\u00e0 vint briser la chaleur opaque, et dans son d\u00e9cha\u00eenement de son et lumi\u00e8re, mit un terme convenu, et entendu, \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Elle appelait comme ces gens condamn\u00e9s, coinc\u00e9s sur un canot tristement pneumatique, abandonn\u00e9s \u00e0 l\u2019espoir de la compassion, \u00e0 la cl\u00e9mence des courants marins et a\u00e9riens, et \u00e0 la pr\u00e9ciosit\u00e9 de louches malfrats.<\/p>\n<p>Je ne sais pas quel est le nom de cette ombre qui claque la porte d\u2019une chambre. Ce que je sais c\u2019est qu\u2019apr\u00e8s cette nuit clandestine, Drieu salua son ami avec lequel il s\u2019\u00e9tait arrang\u00e9 pour ne pas avoir \u00e0 faire machine arri\u00e8re, et reprit sa route pour pointer sud toute, sud, vers la ville, la ville magnifique et d\u00e9figur\u00e9e, la ville perverse et noble, Marseille, car il avait l\u00e0 une t\u00e2che \u00e0 accomplir, comme lui avait dit Abdelghani dit Abdel dit l\u2019Arabe plusieurs jours auparavant (distance qui lui semblait une \u00e9ternit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9sent), m\u00eame si cette t\u00e2che signifiait le risque de s\u2019oublier, oublier la route pourtant qu\u2019il avait jusqu\u2019ici travaill\u00e9 \u00e0 faire venir. En allant \u00e0 Marseille, ce n\u2019est plus lui qui filerait la route, mais la route qui viendrait \u00e0 lui, p\u00e9core fid\u00e8le et ob\u00e9issante.<\/p>\n<p>Et c\u2019est ce qu\u2019il fit. D\u00e9marrer la bagnole. Mettre un disque, il n\u2019y a qu\u2019un disque, c\u2019est toujours le m\u00eame disque. Partir. Avancer.<\/p>\n<p>\u00ab \u200aChaque nouvelle ville est un souvenir oubli\u00e9\u200a \u00bb disait un po\u00e8te ignor\u00e9, l\u2019autre jour, \u00e0 la radio ou au bar, je ne sais plus. Voil\u00e0 qu\u2019il s\u2019agissait \u00e0 pr\u00e9sent d\u2019accumuler les exp\u00e9riences de la mer pour effacer totalement cet individu qui ne pr\u00e9tend m\u00eame plus \u00e0 un tel statut, le statut d\u2019untel, mais se donne les moyens, tout en s\u2019effa\u00e7ant sur le paysage, de se fondre dans la nature.<\/p>\n<\/details>\n<details>\n<summary>Voir les vid\u00e9os tir\u00e9es du livre (r\u00e9alis\u00e9es par Lou Vincent \u00e0 partir d&#8217;un dessin de Dominique Mansion et des enregistrements de Lucie Ta\u00efeb, Samir Toumi et Marco Trainito)<\/summary>\n<div style=\"width: 1308px;\" class=\"wp-video\"><video class=\"wp-video-shortcode\" id=\"video-14-1\" width=\"1308\" height=\"1080\" preload=\"metadata\" controls=\"controls\"><source type=\"video\/mp4\" src=\"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/feroce-1-version-finale.mp4?_=1\" \/><a href=\"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/feroce-1-version-finale.mp4\">https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/feroce-1-version-finale.mp4<\/a><\/video><\/div>\n<div style=\"width: 1300px;\" class=\"wp-video\"><video class=\"wp-video-shortcode\" id=\"video-14-2\" width=\"1300\" height=\"1080\" preload=\"metadata\" controls=\"controls\"><source type=\"video\/mp4\" src=\"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/feroce-3-version-finale.mp4?_=2\" \/><a href=\"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/feroce-3-version-finale.mp4\">https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/feroce-3-version-finale.mp4<\/a><\/video><\/div>\n<\/details>\n<p><a href=\"https:\/\/www.la-marelle.org\/librairie\/product\/94-ferocebenoit-vincent.html\">Le livre num\u00e9rique est distribu\u00e9 en co-\u00e9dition par la Marelle<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au mitan de sa vie, Drieu Pag\u00e8s, professeur de topographie en disponibilit\u00e9, \u00e9crivain jadis, prend le maquis. Un livre au loin l&#8217;appelle. S&#8217;agit-il d&#8217;un livre \u00e0 lire ou \u00e0 \u00e9crire\u00a0? Une chose est s\u00fbre\u00a0: ce livre est ancr\u00e9 dans ce que depuis des si\u00e8cles nous appelons M\u00e9diterran\u00e9e\u00a0: la r\u00e9gion, le biotope, le climat, les odyss\u00e9es, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"featured_media":97,"template":"","meta":[],"product_cat":[26],"product_tag":[],"class_list":{"0":"post-14","1":"product","2":"type-product","3":"status-publish","4":"has-post-thumbnail","6":"product_cat-papier","8":"first","9":"instock","10":"shipping-taxable","11":"purchasable","12":"product-type-simple"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-json\/wp\/v2\/product\/14","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-json\/wp\/v2\/product"}],"about":[{"href":"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/product"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-json\/wp\/v2\/media\/97"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14"}],"wp:term":[{"taxonomy":"product_cat","embeddable":true,"href":"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-json\/wp\/v2\/product_cat?post=14"},{"taxonomy":"product_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bakl.it\/librairie\/wp-json\/wp\/v2\/product_tag?post=14"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}